credit en ligne
En bref

Une simulation de prêt personnel est un calcul indicatif : à partir d’un montant, d’une durée et d’un taux, elle donne une mensualité et un coût total. Ce n’est ni une offre, ni un accord du prêteur.

  • Regardez d’abord le TAEG et le coût total, pas seulement la mensualité.
  • Comparez au moins trois durées : plus c’est long, plus la mensualité baisse, mais plus les intérêts s’accumulent.
  • Seul le formulaire européen SECCI, remis avant la signature, présente les conditions réellement proposées.

Attention, emprunter de l’argent coûte aussi de l’argent.

Un simulateur affiche vite des chiffres, mais ces chiffres ne valent que par les hypothèses saisies. Cet article explique comment les lire pour un prêt à tempérament ou un prêt personnel en Belgique. Pour calculer vous-même les intérêts, voyez le détail du calcul du coût d’un crédit.

Ce que signifie chaque champ d’une simulation

Montant emprunté

Le capital que vous recevez. Il ne comprend pas les intérêts. Empruntez ce dont le projet a besoin, pas le maximum proposé.

Durée

Le nombre de mois de remboursement. En Belgique, la durée maximale d’un crédit à la consommation dépend du montant (arrêté royal du 14 septembre 2016, art. 13) : par exemple 48 mois maximum entre 7 500,01 et 10 000 €.

Taux débiteur (nominal)

Le taux qui sert à calculer les intérêts. Il ne reprend pas les éventuels frais annexes.

TAEG

Le taux annuel effectif global, qui exprime le coût du crédit en pourcentage annuel du capital, frais compris. C’est le chiffre de comparaison.

Mensualité

Ce que vous versez chaque mois : une part de capital et une part d’intérêts. Elle est en principe constante sur un prêt à tempérament à taux fixe.

Coût total du crédit

Mensualité × nombre de mois, moins le capital reçu. C’est le prix réel de l’emprunt.

Taux nominal ou TAEG : lequel regarder ?

Deux prêts peuvent afficher le même taux nominal et coûter des sommes différentes si l’un comprend des frais de dossier ou d’autres frais obligatoires. Le TAEG les intègre : c’est lui qu’il faut comparer d’une offre à l’autre, à montant et durée identiques.

Une publicité qui donne un taux ou des chiffres de coût doit aussi indiquer le montant du crédit, le TAEG et la durée, avec un exemple représentatif (Livre VII du Code de droit économique, art. VII.64 § 1). Si une simulation ne montre que la mensualité, il manque l’essentiel. Pour aller plus loin sur ce point, lisez notre article sur la comparaison des taux et du TAEG.

Assurance facultative ou imposée : à vérifier sur la simulation

Une assurance solde restant dû peut être proposée avec le prêt. Deux situations sont à distinguer :

  • Facultative : vous choisissez de la souscrire ou non. Sa prime s’ajoute alors à votre budget mensuel.
  • Imposée comme condition d’octroi : le prêteur doit l’indiquer clairement dans sa publicité (art. VII.64 § 3) et dans le SECCI (art. VII.70 § 1, 11°).

Vérifiez donc si la simulation intègre une assurance, si elle est obligatoire, et si sa prime est comprise dans le TAEG affiché. Sinon, comparez deux offres sur des bases différentes. À titre d’exemple purement hypothétique, une prime de 15 € par mois sur 36 mois représenterait 540 € de plus, à ajouter au coût des intérêts.

Pourquoi une simulation n’est pas une offre

La simulation utilise un taux illustratif ou moyen. Le taux réel dépend de votre situation : revenus, charges, crédits en cours, durée, montant. Le prêteur doit d’ailleurs vérifier votre solvabilité avant de conclure le contrat (art. VII.77) ; voyez comment la solvabilité est évaluée.

Le document qui compte est le SECCI (informations européennes normalisées en matière de crédit aux consommateurs). Le prêteur, ou l’intermédiaire, le remet en temps utile avant que vous soyez lié, sur la base de vos préférences et informations (art. VII.70). Il détaille le taux, le TAEG, le montant total dû, les mensualités, l’assurance éventuelle, le droit de rétractation et le droit de remboursement anticipé. Les prêteurs doivent aussi fournir des explications adéquates pour que vous jugiez si le crédit est adapté à votre situation (art. VII.74).

Après la signature, vous disposez de 14 jours pour renoncer au contrat sans donner de motif (art. VII.83). Ce délai ne remplace pas la comparaison avant de signer.

Comparer trois durées : exemple calculé

Hypothèses au 28/09/2026 : prêt personnel de 8 000 €, taux débiteur fixe illustratif de 8 % (TAEG correspondant : environ 8,30 %, sans autres frais ni assurance). Ce taux est un exemple de calcul, pas une offre. Pour ce montant, la durée maximale légale est de 48 mois : les trois durées ci-dessous sont donc permises.

24 mois

Mensualité : 361,82 €

Coût total : 683,68 €

Total remboursé : 8 683,68 €

36 mois

Mensualité : 250,69 €

Coût total : 1 024,84 €

Total remboursé : 9 024,84 €

48 mois

Mensualité : 195,30 €

Coût total : 1 374,40 €

Total remboursé : 9 374,40 €

Ce que montre la comparaison : passer de 24 à 48 mois divise presque par deux la mensualité (de 361,82 à 195,30 €), mais coûte 690,72 € d’intérêts en plus. Passer de 24 à 36 mois ajoute 341,16 €. Aucune durée n’est « la bonne » en soi : la durée à privilégier est la plus courte que votre budget supporte sans tension.

Attention, emprunter de l’argent coûte aussi de l’argent. Chiffres arrondis à partir de la mensualité au centime ; un vrai contrat peut différer légèrement selon le mode de calcul du prêteur.

Le test de budget avant de choisir

Calculatrice verte, carnet et feuilles de budget avec graphiques de revenus, de dépenses et de répartition des postes

Une mensualité est supportable si elle laisse de quoi vivre et absorber un imprévu. Méthode en quatre lignes :

  1. Notez vos revenus nets mensuels réguliers.
  2. Retirez les charges fixes : loyer ou emprunt logement, énergie, assurances, transport, crédits en cours.
  3. Retirez la mensualité simulée.
  4. Vérifiez ce qu’il reste pour l’alimentation, la santé et les imprévus.

Exemple illustratif : 2 400 € nets, 1 500 € de charges fixes, donc 900 € disponibles. Avec 250,69 € (36 mois), il reste 649,31 € ; avec 361,82 € (24 mois), 538,18 €. À vous de juger si ce reste suffit : il n’existe pas de seuil valable pour tous.

Si vous avez déjà des difficultés à payer vos échéances, n’ajoutez pas de crédit. Contactez le CPAS de votre commune ou un service de médiation de dettes, ou consultez le SPF Économie. Vos crédits en cours figurent à la Centrale des crédits aux particuliers de la BNB ; les prêteurs la consultent avant d’octroyer un crédit.

Après la simulation : les étapes

1. Fixer le montant et la durée

Retenez le scénario qui passe le test de budget, pas le plus bas en mensualité. Voyez la différence entre les formes de crédit avant de choisir.

2. Préparer les pièces

Pièce d’identité, preuves de revenus, situation des crédits en cours : la liste des documents évite les allers-retours.

3. Demander et comparer les SECCI

Comparez le TAEG, le montant total dû et l’assurance sur des offres de même montant et de même durée. Les points négociables se discutent à ce moment-là.

4. Décider sans précipitation

Relisez le contrat, puis signez seulement si le coût et la mensualité vous conviennent. La demande de crédit en ligne suit des étapes précises.

Pour tester vos propres chiffres, vous pouvez utiliser le simulateur de la page dédiée au prêt personnel. Le résultat reste indicatif.

Choisir le montant dans le simulateur

Comparer les offres de prêt personnel chez Express Finance

Express Finance est un courtier en crédit : lien partenaire, prêt personnel dès 2 500 €. Attention, emprunter de l’argent coûte aussi de l’argent.

Questions fréquentes

Une simulation m’engage-t-elle ?

Non. Elle est indicative. Vous n’êtes lié qu’en signant un contrat ou une offre, après avoir reçu le SECCI.

Pourquoi le taux obtenu diffère-t-il de celui du simulateur ?

Le simulateur travaille avec un taux illustratif. L’offre du prêteur tient compte de votre dossier, de la durée et du montant. Seul le SECCI fait foi.

Faut-il choisir la mensualité la plus basse ?

Pas forcément. Une mensualité basse allonge la durée et augmente le coût total, comme le montre l’exemple de 24 à 48 mois ci-dessus.

L’assurance est-elle obligatoire ?

Seulement si le prêteur l’impose comme condition du crédit. Il doit alors le mentionner clairement (art. VII.64 § 3 et VII.70 § 1, 11°). Sinon, elle reste facultative.

Puis-je rembourser plus tôt ?

Le droit de remboursement anticipé existe et doit figurer dans le SECCI, avec, le cas échéant, l’indemnité due (art. VII.70 § 1, 16°). Vérifiez ces conditions avant de signer.

Où déposer une plainte en cas de litige ?

Après une réclamation auprès du prêteur, vous pouvez saisir Ombudsfin, le service de médiation des services financiers.

Sources

Informations générales, à jour au 28/09/2026 ; ce texte ne remplace pas l’information précontractuelle du prêteur. Le Livre VII peut être modifié : vérifiez les règles en vigueur sur le site du SPF Économie.