Qui peut bénéficier d’une centralisation de crédits

Une centralisation de crédits (aussi appelée regroupement ou rachat de crédits) consiste à remplacer plusieurs crédits en cours par un seul nouveau contrat, avec une seule mensualité. Faire la demande en ligne ne change rien aux règles de protection : le prêteur doit évaluer votre capacité de remboursement et consulter la Centrale des crédits aux particuliers avant toute décision. Cette page explique qui peut en bénéficier, comment l’opération fonctionne, ce qu’elle coûte et comment introduire une demande.

L’essentiel

  • Peut bénéficier d’une centralisation toute personne majeure, domiciliée en Belgique, disposant de revenus réguliers suffisants pour rembourser la nouvelle mensualité : salaire, pension, revenus d’indépendant ou de remplacement.
  • Il n’est pas nécessaire d’avoir plusieurs crédits : un seul crédit peut être refinancé. En revanche, un défaut de paiement non régularisé enregistré à la Centrale des crédits réduit fortement les chances d’acceptation.
  • La mensualité unique est souvent plus basse parce que la durée s’allonge ; dans ce cas, le coût total augmente. L’opération n’est avantageuse que si le TAEG du nouveau crédit est nettement inférieur ou si l’allègement de la mensualité est indispensable à l’équilibre du budget.
  • L’assurance solde restant dû n’est pas obligatoire pour un crédit à la consommation et vous choisissez librement votre assureur.

Qui peut bénéficier d’une centralisation de crédits ?

Les conditions sont celles de tout crédit en Belgique. Avant d’accorder un regroupement, le prêteur ou l’intermédiaire est tenu par la loi de vérifier votre solvabilité : vos revenus (fiches de paie, avertissement-extrait de rôle, attestation de pension), vos charges, la stabilité de votre situation et vos crédits en cours, par la consultation de la Centrale des crédits aux particuliers de la Banque nationale de Belgique. Si cette analyse montre que la nouvelle mensualité dépasserait vos moyens, le prêteur doit refuser.

Concrètement, la centralisation s’adresse surtout :

  • aux ménages qui cumulent plusieurs crédits (prêt personnel, prêt auto, ouverture de crédit, parfois crédit hypothécaire) et dont le budget mensuel est devenu difficile à tenir ;
  • aux personnes dont les revenus ont baissé (retraite, temps partiel, séparation) et qui ont besoin d’une mensualité plus faible ;
  • aux emprunteurs qui ont contracté des crédits à des taux élevés (réserves d’argent, cartes de crédit) et souhaitent les remplacer par un prêt à tempérament à mensualités fixes.

Être propriétaire n’est pas une condition : un regroupement de crédits à la consommation se fait sans garantie immobilière. Un bien immobilier permet toutefois d’envisager un regroupement hypothécaire, sur une durée plus longue et à un taux généralement plus bas, moyennant des frais de notaire.

Comment se passe une centralisation de crédits ?

Le nouveau prêteur accorde un crédit dont le montant sert à rembourser par anticipation chacun des crédits existants ; les fonds sont versés directement aux anciens créanciers. Il ne reste ensuite qu’un seul contrat, avec :

  • une mensualité unique, en principe inférieure à la somme des anciennes mensualités ;
  • un seul interlocuteur et des formalités simplifiées ;
  • un taux, une durée et un coût total propres au nouveau contrat, indiqués sur la fiche d’information standardisée (SECCI) remise avant la signature.

Peuvent être regroupés, selon les cas : prêt personnel, prêts à tempérament (auto, travaux), ouvertures de crédit et, dans un regroupement hypothécaire, un crédit hypothécaire existant. Le prêteur se rémunère par les intérêts du nouveau crédit et, éventuellement, des frais de dossier, tous intégrés dans le TAEG.

Qui peut contracter un regroupement de crédits ?

Faut-il nécessairement avoir plusieurs crédits en cours ?

Non. Un seul crédit à tempérament peut être refinancé par un nouveau contrat, soit pour obtenir un taux plus avantageux, soit pour allonger la durée et réduire la mensualité. Dans les deux cas, tenez compte de l’indemnité de remboursement anticipé due sur l’ancien crédit : elle est plafonnée par la loi à 1 % du capital remboursé anticipativement si le contrat court encore plus d’un an, et à 0,5 % s’il reste moins d’un an. Pour un crédit hypothécaire, l’indemnité de remploi est en général de trois mois d’intérêts sur le solde ; depuis le 10 juin 2024, elle ne peut plus être réclamée en cas de refinancement auprès de la même banque.

Rachat de crédit : comparer le coût total avant de signer

Un TAEG plus bas rend-il le rachat de prêt forcément avantageux ?

Pas nécessairement. Un TAEG plus bas réduit le coût pour une même durée, mais la plupart des regroupements allongent la durée pour faire baisser la mensualité : on paie alors des intérêts plus longtemps et le montant total à rembourser augmente. Avant de signer, comparez trois chiffres figurant sur la SECCI : la mensualité, la durée et le montant total dû, et mettez-les en regard de la somme des montants restant dus sur vos crédits actuels, indemnités de remboursement anticipé comprises. Un regroupement se justifie lorsque l’allègement de la mensualité est nécessaire pour retrouver un budget équilibré, ou lorsque le nouveau taux est suffisamment bas pour que le coût total n’augmente pas.

Méfiez-vous des promesses de regroupement « garanti », « sans vérification des revenus » ou « même fiché » : la loi interdit ce type de publicité, et aucun prêteur sérieux n’accorde un crédit sans évaluation de la solvabilité. Vérifiez l’inscription du prêteur ou de l’intermédiaire au registre de la FSMA. Online Credit est un comparateur : la simulation vous donne une estimation de mensualité, puis votre demande est analysée par un prêteur ou un intermédiaire autorisé, qui vous remet l’offre et la SECCI. Le délai de réponse dépend de la complexité du dossier.

Mon rachat de crédit sera-t-il assuré ?

Pour un regroupement de crédits à la consommation, personne ne peut vous obliger à souscrire une assurance solde restant dû, ni à la prendre auprès d’un assureur désigné. Cette assurance rembourse le solde du crédit en cas de décès (et, selon le contrat, d’invalidité) et protège ainsi vos proches ; elle a toutefois un coût qui dépend de votre âge et de votre état de santé. Le prêteur peut proposer une réduction de taux si vous souscrivez l’assurance chez son assureur : vous avez alors le droit de demander le TAEG du crédit avec et sans assurance pour comparer, car il est parfois plus intéressant de conclure le crédit sans assurance au tarif plein. Pour un regroupement hypothécaire, le prêteur demandera généralement une assurance habitation et une assurance solde restant dû, mais vous restez libre du choix de l’assureur.

Comment faire une demande pour un regroupement de crédits ?

Commencez par lister vos crédits en cours avec, pour chacun, le capital restant dû, la mensualité, le taux et la durée restante : ces informations figurent sur vos derniers décomptes ou peuvent être demandées à chaque prêteur. Préparez ensuite votre carte d’identité, vos justificatifs de revenus, vos extraits de compte récents et une preuve de domicile. La page préparer sa demande de rachat de crédits détaille les pièces utiles. Vous pouvez aussi vous adresser directement à un intermédiaire spécialisé, par exemple pour un regroupement de crédits chez ExpressFinance.

Comment utiliser le simulateur de crédit en ligne ?

  1. Indiquez le montant total à regrouper (somme des capitaux restant dus, indemnités comprises) à l’aide du curseur de l’outil de simulation, puis acceptez les conditions d’utilisation.
  2. Examinez les résultats affichés (mensualité, durée, coût total estimés) et comparez-les à votre situation actuelle.
  3. Déposez votre demande de centralisation de crédits lorsque vous avez identifié la formule adaptée.

La simulation est gratuite et sans engagement ; elle ne constitue pas une offre de crédit. Après la signature d’un contrat de crédit à la consommation, vous disposez encore de quatorze jours pour y renoncer par lettre recommandée.

Sources