L’arrivée d’un bébé se prépare aussi sur le plan financier. En Belgique, commencez par les aides prévues : l’allocation (prime) de naissance versée par la caisse d’allocations familiales de votre région, puis les indemnités de congé de maternité et de congé de naissance. Établissez ensuite un budget réaliste et puisez d’abord dans votre épargne. Un prêt personnel ne se justifie que pour un besoin précis, d’un montant limité, avec une mensualité compatible avec vos revenus pendant le congé.
1. Les aides publiques à demander d’abord
L’allocation de naissance (prime de naissance)
Depuis la régionalisation des allocations familiales, c’est la région où vit l’enfant qui détermine la caisse compétente et le montant :
- Wallonie : la caisse publique FAMIWAL ou une caisse privée agréée. Au 28/09/2026, FAMIWAL affiche un montant de 1 422,96 € par enfant né à partir du 1er janvier 2020. La demande peut être introduite avant la naissance avec un certificat de grossesse établi au plus tôt à 24 semaines, et l’allocation est payable au plus tôt 2 mois avant la date présumée de l’accouchement. Sans démarche anticipée, la demande reste possible jusqu’à 5 ans après la naissance.
- Bruxelles : Famiris ou une caisse privée agréée. Famiris propose un simulateur de prime de naissance et indique que la prime peut être versée 2 mois avant la date de naissance prévue ; le montant dépend de votre situation et de l’indexation.
- Flandre : le Groeipakket, géré par les caisses d’allocations familiales flamandes (publique ou privées). Vérifiez le montant du « startbedrag » auprès de votre caisse.
Les montants sont indexés : vérifiez toujours le montant en vigueur auprès de votre caisse au moment de votre demande. Les allocations familiales mensuelles s’ajoutent ensuite, selon les règles de votre région.
Le congé de maternité
Selon le SPF Emploi, une travailleuse salariée qui va accoucher a droit à un congé de maternité de 15 semaines (17 semaines en cas de naissance multiple, avec une prolongation possible jusqu’à 19 semaines). Une semaine avant la date présumée de l’accouchement et les 9 semaines qui suivent sont obligatoires.
Pendant ce repos, ce n’est pas le salaire qui est versé mais une indemnité de la mutualité. D’après l’INAMI (consulté le 28/09/2026), pour une salariée :
| Période | Indemnité de maternité (salariée) |
|---|---|
| 30 premiers jours | 82 % du salaire brut (non plafonné) |
| À partir du 31e jour | 75 % du salaire brut, limité au plafond salarial |
La mutualité retient un précompte professionnel sur ces indemnités. Pour un salaire élevé, la baisse de revenus à partir du 31e jour peut donc être sensible. Les indépendantes et les chômeuses relèvent de règles différentes : consultez la page de l’INAMI qui vous concerne.
Le congé de naissance du père ou du coparent
Le congé de naissance compte 20 jours pour les naissances depuis le 1er janvier 2023, à prendre dans les 4 mois qui suivent l’accouchement, en une fois ou de manière étalée. Pour un salarié, l’employeur paie les 3 premiers jours ; les jours suivants sont indemnisés par la mutualité à 82 % du salaire brut limité au plafond salarial (INAMI). La demande se fait auprès de votre mutualité avec un extrait d’acte de naissance.
2. Faire un budget naissance réaliste
Plutôt que de partir d’un montant « moyen », listez vos propres dépenses. Les postes à prévoir :
- Équipement de départ : lit, matelas, poussette, siège-auto, table à langer, vêtements. L’occasion et le prêt entre proches réduisent fortement ce poste ; pour la sécurité, préférez un siège-auto neuf ou dont vous connaissez l’historique.
- Frais médicaux : consultations, échographies, séjour à la maternité. Renseignez-vous auprès de votre mutualité sur les remboursements et vérifiez votre éventuelle assurance hospitalisation (chambre individuelle, suppléments d’honoraires).
- Dépenses courantes : couches, soins, alimentation si pas d’allaitement exclusif. Ces dépenses sont mensuelles : elles pèsent davantage sur le budget que l’achat ponctuel d’équipement.
- Garde d’enfant : crèche ou accueillante à la reprise du travail. Inscrivez-vous tôt et demandez le tarif applicable à vos revenus.
- Baisse de revenus : écart entre le salaire habituel et les indemnités de maternité ou de naissance, et éventuel congé parental ou réduction du temps de travail.
Comparez ensuite ce total avec les rentrées attendues : prime de naissance, indemnités, épargne disponible. Le montant éventuellement manquant est le seul qui pose la question d’un financement.
3. Épargner pendant la grossesse
- Mettez de côté chaque mois, dès l’annonce de la grossesse, une somme fixe sur un compte d’épargne séparé.
- Étalez les achats d’équipement sur plusieurs mois plutôt que de tout acheter en une fois.
- Conservez une réserve pour les imprévus : la période du congé n’est pas le moment d’épuiser toute votre épargne.
- Recevez la prime de naissance avant l’accouchement si votre caisse le permet : elle peut couvrir une bonne partie de l’équipement.
4. Un prêt personnel : seulement si c’est nécessaire
Si, après les aides et l’épargne, il manque une somme pour des achats précis, un prêt personnel (prêt à tempérament) permet d’étaler le paiement sur une durée fixe avec des mensualités constantes. Le prêteur doit vérifier votre solvabilité : aucun accord n’est garanti.
Exemple chiffré
Hypothèses : emprunt de 2 000 €, TAEG hypothétique de 9 % (ce n’est pas une offre), mensualités constantes, taux mensuel équivalent au TAEG.
| Durée | Mensualité | Total remboursé | Coût du crédit |
|---|---|---|---|
| 12 mois | 174,58 € | 2 094,96 € | 94,96 € |
| 24 mois (durée maximale légale pour ce montant) | 91,05 € | 2 185,20 € | 185,20 € |
Attention, emprunter de l’argent coûte aussi de l’argent.
Une durée plus longue réduit la mensualité mais augmente le coût total. Votre taux réel dépend de votre profil et de l’offre du prêteur.
S’endetter pendant une baisse de revenus : les risques
- Calculez la mensualité sur la base de vos revenus pendant le congé, et non de votre salaire habituel.
- Les dépenses du bébé continuent après l’achat de l’équipement : la mensualité s’y ajoute pendant toute la durée du crédit.
- N’empruntez pas pour des dépenses courantes (couches, alimentation) : si elles ne passent pas dans le budget, un crédit ne fait que reporter le problème.
- En cas de difficultés de remboursement, parlez-en rapidement au prêteur ou à un service de médiation de dettes agréé.
Vos droits en crédit à la consommation
- Délai de rétractation de 14 jours après la conclusion du contrat (art. VII.83 du Code de droit économique).
- Remboursement anticipé possible à tout moment ; l’indemnité éventuelle est plafonnée à 1 % du montant remboursé anticipativement (0,5 % s’il reste un an ou moins), sans dépasser les intérêts restants (art. VII.97).
Pour comparer différentes durées sur ce site, choisissez un montant dans le simulateur de prêt personnel en haut de cette page. Vous trouverez aussi des explications générales sur notre page simulation de prêt personnel.
Choisir le montant dans le simulateur
Express Finance, courtier en crédit (intermédiaire, et non prêteur), présente son offre de crédit personnel et un formulaire de demande. Lien commercial :
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Sources
Consultées le 28/09/2026 :
- FAMIWAL – Allocation (prime) de naissance
- FAMIWAL – Résumé des montants
- Famiris – Allocations familiales bruxelloises
- SPF Emploi – Congé de maternité
- SPF Emploi – Congé de naissance
- INAMI – Repos de maternité (salariées, chômeuses)
- INAMI – Repos de maternité (indépendantes)
- INAMI – Congé de naissance (salariés)
- Code de droit économique, Livre VII (art. VII.64, VII.83, VII.97) ; AR du 14/09/2016, art. 13 (durées maximales)